La dépendance affective est un problème plus répandu qu’on ne le croit et qui affecte les relations interpersonnelles.

Ce trouble se développe chez les individus issus de familles dysfonctionnelles. L’enfant qui a grandi dans un milieu marqué par le manque de communication et d’affection, la violence, l’alcoolisme, l’abus ou la négligence peut développer un sentiment de honte.

Elle se traduit par une faible estime de soi, engendre des relations malsaines avec soi-même et avec les autres.

S’attacher est une nécessité biologique : le lien amoureux est garant de notre reproduction. Ainsi avons nous tous besoin d’aimer et d’être aimés. Mais lorsque le regard de l’autre devient décisif pour l’estime de soi, on parle alors de « dépendance affective pathologique ». Comment faire la différence entre cet état et l’amour ? En réalité, un seul élément les distingue : la souffrance.

« Un dépendant affectif est incapable de vivre sans l’autre, il ne peut ni quitter ni supporter d’être quitté. Il a une telle hantise de l’abandon, de la solitude qu’il préfère taire ses émotions et ses désirs que de prendre le risque de s’affirmer et d’engendrer un conflit. »

Dès que leur partenaire s’absente, ils ne peuvent pas s’empêcher de s’angoisser, de regarder compulsivement leur téléphone dans l’attente d’un message ou d’un appel. Ils n’imaginent pas sortir, voir des amis ou encore aller au cinéma sans leur conjoint(e). Ils ont peur de l’abandon en permanence. Ils sont dépendants affectifs. Ce besoin permanent de la présence et de l’attention de l’autre est nocif pour le couple, mais il est possible de reprendre confiance en soi et de s’émanciper.

On l’aura compris, les dépendants affectifs aiment comme les boulimiques mangent : non par plaisir ou simple besoin, mais pour combler un manque. Cette pathologie du lien, qui touche plus les femmes que les hommes, trouve en effet toujours sa source dans l’enfance : carence affective, rapport fusionnel à la mère, parent dépressif… La relation ne peut être équilibrée puisque l’autre n’est là que pour combler nos attentes et nos frustrations. Il n’est pas aimé pour lui-même, mais « instrumentalisé ». On se fond dans l’autre et on vit par procuration pour avoir l’impression d’exister car, seul, on n’a pas de valeur…

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les dépendants affectifs ne le sont pas seulement de leur conjoint, mais aussi de leurs amis, de leurs enfants, de leurs collègues.

Les comportements de survie

La dépendance affective peut prendre plusieurs formes.

Selon plusieurs chercheurs, l’enfant développe dès son enfance des mécanismes de survie.

Quatre grands rôles de survie ont été observés :

  1. le héros, souvent un perfectionniste, qui se donne tout entier à ce qu’il entreprend
  2. le rebelle, ou le bouc émissaire, qui est le mouton noir de la famille
  3. l’enfant perdu, ou effaçable, qui s’isole dans son monde intérieur
  4. et enfin le bouffon qui recherche l’attention en faisant rire les autres.

Certains adopteront un ou plusieurs de ces rôles pour survivre dans leurs familles dysfonctionnelles d’origine.

Une grande angoisse de l’abandon

« Ces personnes ont besoin de l’autre pour vivre, pour exister, pour penser. A tort, elles considèrent, ce besoin comme une nécessité vitale,. Ils recréent un lien infantile avec leur conjoint, celui du nourrisson envers la mère. Ils croient devoir leur vie à l’autre, ce qui est incongru dans une relation de couple. Souvent, la cause de cette croyance est liée à un manque d’affection ou de compréhension de la part des parents,parfois même à des situations de maltraitance. L’enfant ayant vécu un sentiment d’abandon ou des expériences de rejet, d’insécurité, peut devenir dépendant affectif une fois adulte. »

Chacun de nous peut également se retrouver dans une relation de dépendance vis-à-vis de l’autre. « Les moments de notre vie où nous sommes fragilisés peuvent nous faire plonger. Un traumatisme, un attentat, un deuil, ou même la vieillesse, sont souvent des éléments déclencheurs. Des personnes qui prennent conscience de la possibilité de leur mort tombent parfois du jour au lendemain dans une relation de dépendance affective ».

Des couples qui étouffent

Ces couples respirent peu. Les moments de solitude, qui permettent à chacun des conjoints de se ressourcer et vivre des expériences à l’extérieur, n’existent plus. « Les partenaires risquent de tourner en rond et se replier sur eux-mêmes ». « Le besoin systématique d’attention du dépendant affectif est accaparant pour le compagnon. Le risque, c’est l’étouffement, l’impression d’avoir un boulet au pied, de ne plus rien pouvoir faire seul. » De telles conditions favorisent la rupture… Ce qui est pourtant ce que la personne souffrant de dépendance affective craint par-dessus tout.

J’espère de tout coeur que cet article vous fait du bien, en tant qu’ancienne dépendante affective je comprendre vos angoisse, mais tout se guérit.

Partagez à vos amis, qui sais, il souffre peut être de peur d’abandon et COMMENTER L ARTICLE OU POSEZ VOS QUESTIONS.

Avec toute mon amitié.

Aurélie

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